top of page

L'éjaculation précoce : mythe ou réalité ?




L'éjaculation précoce est un sujet délicat, souvent entouré de mythes et de malentendus. Pourtant, il s'agit d'un état qui touche de nombreux hommes à différents stades de leur vie sexuelle. Comprendre cette problématique commence par démystifier certains préjugés.


Est-ce toujours lié à l'excitation excessive ?


Contrairement à la croyance populaire, l'éjaculation précoce ne se résume pas simplement à une excitation sexuelle trop intense. C'est un trouble complexe pouvant être causé par divers facteurs, tels que des problèmes physiologiques, des déséquilibres hormonaux ou des facteurs psychologiques.


Est-ce une condition permanente ?


L'éjaculation précoce n'est pas nécessairement permanente. Elle peut être temporaire et souvent améliorée par différentes approches, notamment des thérapies comportementales, des exercices spécifiques, de l’hypnose et dans certains cas, des traitements médicaux.


Est-ce qu'une seule solution existe ?


Non, il n’y a pas une solution et encore moins UNE solution miracle.

La gestion de l'éjaculation précoce varie d'une personne à l'autre. Des techniques de relaxation sous hypnose, des exercices de contrôle et des thérapies sexuelles sont efficaces. 

Cependant, c’est une combinaison entre ces différentes thérapies, une bonne connaissance de « votre machine sexuelle » mais aussi de la biochimie de votre corps et surtout la revisite de vos croyances quant aux mythes tournants autour de la sexualité et de la réalité. 

Je passe énormément de temps avec mes patients mais aussi sur mes réseaux sociaux et ma plateforme à démystifier sans détour ni tabou la sexualité.

Il se peut qu’une approche personnalisée se révèle nécessaire pour trouver ce qui fonctionne le mieux pour chaque individu. Lors de mes consultations, j’affiche l’accompagnement avec l’hypnose.


Dans la suite de cet article, je vous propose d’explorer ensemble en détail les différentes causes de l'éjaculation précoce, les méthodes de traitements et les conseils pratiques pour aider à gérer, cette condition trop souvent négligée.




Mais qu’est-ce que c’est au juste ?


L’éjaculation précoce n’est pas une maladie. Elle n’est pas considérée comme une dysfonction sexuelle. 

L’éjaculation précoce est un mauvais réflexe à aller simplement modifier.


L’éjaculation précoce se caractérise par trois éléments : il s’agit d’une éjaculation qui survient rapidement, que l’homme estime ne pas pouvoir contrôler et qui suscite chez ce dernier, et éventuellement chez sa ou son partenaire, un sentiment de détresse ou à tout le moins, d’insatisfaction.

Cela reste très subjectif car sur quelle base détermine-t-on la rapidité du réflexe éjaculatoire ou encore comment objectiver l’insatisfaction sexuelle ?

Les connaissances sur l’éjaculation précoce se sont considérablement enrichies au cours des dernières années, mais des zones d’ombre subsistent et nourrissent des controverses tant dans le monde de la sexologie que médical.


Saviez-vous que ce trouble touche environ 15 à 30% de la population masculine en Europe, que l’éjaculation précoce est devenue la plainte sexuelle masculine la plus répandue ?

L’éjaculation prématurée primaire survient dans un délai de moins d’une minute alors que l’éjaculation prématurée acquise, survient dans un délai un peu plus long … à moins de trois minutes. 


Mais attention messieurs, ces chiffres ne font pas tout !

Ce qui compte, c’est le ressenti du couple, la façon très personnelle dont vous et votre partenaire allez vivre votre sexualité.

Connaissez-vous la durée moyenne d’une pénétration, messieurs ? 

La durée moyenne d’une pénétration est de sept minutes contrairement à tout ce qu’on entend. 

Aucune femme ne va apprécier une pénétration, un va et vient qui va durer deux heures, croyez-moi ! 


Comment poser le diagnostic ?


Il n’existe pas de définition universelle de l’éjaculation précoce.

On pourrait la définir comme une incapacité à choisir le moment de son éjaculation. En n’oubliant pas que le critère de rapidité est totalement subjectif, seul le souhait de l’homme est déterminant.

Lors de mes consultations, je tiens compte de la plainte du patient, qui est de ne pas pouvoir choisir le moment de l’arrivée de son éjaculation juste après la pénétration, voire même avant de pouvoir pénétrer.

Et donc de voir avec lui comment nous allons pouvoir augmenter la durée de son activité sexuelle pour en améliorer la qualité, l’épanouissement et inversement.


Dans le jargon de la sexologie, l’éjaculation précoce est reprise sous deux classifications.

On parlera d’éjaculation primaire : selon qu’elle a toujours été présente ou secondaire : si l’éjaculation précoce s’est déclarée après une période de fonctionnement « sexuel normal ».

Nous dirons qu’éjaculer plus vite qu’on ne le souhaite et en souffrir est une condition indispensable au diagnostic de l’éjaculation précoce, mais elle n’est pas jugée suffisante par l’entièreté du monde médical et celui de la sexologie.


Pour les hommes concernés, la détresse et l’insatisfaction vont généralement de pair à un point tel que de plus en plus d’hommes arrivent en consultation de sexologie.


La souffrance qui découle de l’éjaculation précoce ne se définit pas par la brièveté des temps de pénétration. Pour une catégorie d’hommes, la courte durée avant la survenue de l’éjaculation précoce et satisfaction sexuelle peuvent parfaitement coexister et, inversement, des durées de pénétration qui s’inscrivent dans les normes statistiques peuvent être ressenties comme insatisfaisantes.

Pour mes patients, le sentiment de manque de contrôle sur leur éjaculation semble être le paramètre qui génère le plus la détresse et à cela s’ajoute très souvent  la détresse de la partenaire ou  la peur de ne pas parvenir à la satisfaire.


D’où viendrait l’éjaculation précoce ?


Ça reste actuellement encore difficile de répondre à cette question.

En revanche des facteurs de risque sont régulièrement mentionnés comme des facteurs bio-constitutionnels. Leur détail est encore mal connu mais il ne fait aucun doute que certains neurotransmetteurs agissent sur les délais d’éjaculation. 

Grâce essentiellement aux travaux de Waldinger et de ses collaborateurs (Waldinger, 2002, 2007 ; Waldinger et al., 1998), on connaît l’implication des voies centrales sérotoninergiques dans le réflexe éjaculatoire. 

Les neurones dopaminergiques jouent aussi un rôle et des recherches ont été menées qui laissent suspecter la participation de certains récepteurs de l’ocytocine (Jern et al., 2012 ; Pattij et al., 2005.) La sensibilité de ces systèmes neurophysiologiques est variable d’un individu à l’autre, en fonction notamment de facteurs génétiques.

C’est une piste que je creuse lors de mes consultations en collaboration avec le médecin traitant de mes patients.

Et la nutrithérapie joue un rôle important dans la gestion de ces neurotransmetteurs.

J’en parle plus en détail, dans mon accompagnement en ligne : Graziella.online.


Mais il ne faut pas oublier également, que l’une des causes est certainement en lien avec la partie de l’apprentissage à la sexualité qui est pratiquement inexistante.

Pour beaucoup, la sexualité est innée alors qu’il n’y a que dans le monde animal qu’elle l’est !


L’efficacité reconnue de traitements centrés sur les méthodes comportementales tels le stop-and- start (Semans, 1956), la squeeze technique (Masters & Johnson, 1970) ou les méthodes régulatrices (De Carufel & Trudel, 2006 ; Kempeneers, Bauwens & De Sutter, 2004, Kempeneers et al., 2012) atteste la sensibilité du trouble aux facteurs d’apprentissage. 


Après la piste des mauvais apprentissages, vient ensuite le trouble de l’anxiété qui fait partie des facteurs de risque.

Il est certes logique d’imputer à l’anxiété un effet accélérateur de l’éjaculation, d’autant plus qu’elle provoque une suractivation du système nerveux orthosympathique lui-même impliqué dans le réflexe d’émission spermatique.

Dans le même ordre d’idées, on peut également avancer que l’état anxieux mobilise énormément de ressources cognitives, ce au détriment des ressources indispensables à une gestion adéquate de l’excitation et, en l’occurrence, au contrôle du moment éjaculatoire.

C’est là que l’hypnose joue également un rôle important.


Dans les causes, on retrouve aussi la fréquence d’éjaculation.

Masters & Johnson (1970) ont avancé l’idée qu’une fréquence insuffisante d’éjaculations pouvait contribuer à réduire les délais d’éjaculation.


Mais nous ne pouvons pas parler de sexualité sans aborder la culture autour d’elle et des fausses croyances qu’elle génère.

Les influences culturelles, les manières de penser interviennent certainement aussi dans la détermination du problème. 

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde codifié y compris en matière de sexualité.

Nos rapports sexuels s’inscrivent dans des « scripts » qui assignent aux partenaires des rôles convenus de façon plus ou moins rigides par la culture ambiante. Une bonne part du travail sexothérapeutique vise d’ailleurs à modifier les scripts et les représentations

dysfonctionnelles qui provoquent des insatisfactions sexuelles chroniques.


Rentrent en compte également les marqueurs biomédicaux. Pour cette partie, seul votre médecin traitant doit rester votre interlocuteur privilégié.

Et lors du travail en sérothérapie, le sexologue travaille en étroite collaboration avec le médecin de son patient.


Quelles sont ses répercussions ?


Par définition, l’éjaculation précoce implique une réduction de la qualité de vie sexuelle des personnes qui s’en plaignent. L’appauvrissement sexuel a été confirmé par plusieurs études. (Giuliano et al., 2008 ; Hartmann, Scheldowski & Krüger, 2005 ; Patrick et al., 2005 ; Rosen & Althof, 2008 ; Rowland et al., 2004). 


L’éjaculation précoce s’accompagne aussi d’autres désagréments : on relève parmi les hommes porteurs du trouble une surreprésentation de difficultés anxieuses et dépressives, une baisse de l’estime de soi et une dégradation générale de la qualité de vie.

Sans oublier que l’homme qui souffre d’éjaculation précoce devient progressivement enclin à éviter les relations sexuelles, par crainte d’un sentiment d’échec, et qu’il développe des réticences à établir de nouvelles relations intimes.

Comme je le répète souvent, l’éjaculation précoce apporte une souffrance aux deux partenaires du couple et, notamment à la ou au partenaire. 

Lors de mes consultations, je convie très souvent la ou le partenaire à se joindre au travail sexothérapeutique.

Et lorsqu’on leur demande comment ils se sentent dans leur sexualité, Ils rapportent une moins bonne satisfaction sexuelle que ne le font les partenaires d’hommes non-porteurs d’une éjaculation précoce. Certains confient « vivre des troubles de l’orgasme ». 


Si l’éjaculation précoce perturbe les deux partenaires, elle apparaît moins mal vécue par les femmes que par les hommes (Kempeneers et al., 2013 ; Patrick et al., 2005 ; Rowland et al., 2007). Ces derniers montrent néanmoins une tendance à surestimer la souffrance que la situation provoque chez leurs compagnes- compagnons.

Le niveau de détresse des partenaires ne semble en tout cas directement lié ni à la rapidité éjaculatoire de l’homme ni à son faible sentiment de contrôle, mais bien plutôt au niveau de frustration que ressent leur partenaire.

Lors de mes consultations, je prête beaucoup d’attention sur les aspects psycho-relationnels du trouble. Il importe d’aider les patients à considérer la qualité de leurs échanges sexuels dans leur globalité, par-delà la seule question des durées de pénétration. 

Très souvent lorsqu’on écoute les couples, il ressort que la focalisation sur la pénétration et/ou des réactions d’évitement sexuel soient davantage déterminantes de la détresse du couple que ne l’est la vitesse éjaculatoire en elle-même.

C’est pourquoi, pour aider ces couples, il est important de renforcer la communication entre les partenaires. Vous aurez l’occasion bientôt, de retrouver sur ma plateforme en ligne, tout un module consacré aux habilités de communication.

Car lorsque l’éjaculation précoce est présente, elle apporte progressivement des phases de silence embarrassé pour aller ensuite vers une phase de frustration grandissante du partenaire à mesure que la difficulté perdure. Les reproches se font de plus en plus fréquents et constituent très souvent le facteur qui incite l’homme à rechercher de l’aide auprès d’un professionnel.


Quels sont les traitements de l’EP ?


J’insiste, il n’y a pas de solution magique ni miracle, mais bien un ensemble de solutions à faire coexister.

Vous l’aurez compris, travailler la communication au sein du couple est la première chose à faire, ces échanges ouverts vous permettront de faire de votre partenaire un ou une allié(e) incontournable pour sortir de ce cercle de souffrance.


Ensuite, prendre soin de votre santé dans sa globalité, mais aussi mettre l’accent sur votre santé mentale. Vous ne ferez pas l’économie de travailler votre gestion du stress et de l’anxiété, 

de revoir vos croyances autour de la sexualité et de comprendre d’où vient ce culte de la performance.


À cela, j’ajoute le travail à réaliser au niveau des thérapies comportementales, des exercices spécifiques que vous retrouverez dans mon accompagnement en ligne sur ma plateforme :Graziella.online.

Vous allez y retrouver un outil puissant que j’utilise dans ma consultation : l’hypnose et l’autohypnose.

Beaucoup de mes patients en suivant l’ensemble du programme « Vaincre l’éjaculation » sont passé d’environ trente secondes à trois minutes au bout de quatre à cinq semaines d’apprentissage et de mise en pratique. 

A la fin de ce programme beaucoup de mes patients arrivent à tenir plus de dix minutes sans problème. 

Ils disent très souvent lors de leurs consultations, que maintenant « ils savent comment faire ». 

Et que s’ils avaient eu accès à ce programme plus tôt dans leur vie sexuelle, ils auraient évité beaucoup de souffrance, tant envers eux-mêmes, qu’envers leur partenaire. 

Ils disent également que la peur de l’échec a disparu.


Je ne vous cache pas que suivre ce programme exige un minimum d’investissement personnel, de la motivation et de la persévérance.

Une fois que vous aurez appris à maitriser l’éjaculation précoce, votre cerveau ne l’oubliera pas ! 


Pour ce qui concerne les traitements pharmaceutiques, c’est à partir des années 1990, qu’on a assisté à un engouement considérable pour les traitements médicamenteux, en particulier pour les molécules inhibitrices de la recapture de la sérotonine (Waldinger, 2005, 2007). 

Ces traitements pharmaceutiques doivent faire partie d’un dialogue ouvert avec votre médecin traitant uniquement.


Je terminerai en vous disant de ne pas rester seul face à cette souffrance qu’est l’éjaculation précoce. Il y a des solutions !


Je vous offre une réduction jusqu’au 31 janvier 2024, sur mon accompagnent en ligne « Maîtriser et vaincre l’éjaculation précoce » que vous retrouverez sur ma plateforme : Graziella.online.



Prenez soin de vous 






Graziella Sciuto

Sexologue & thérapeute de couple

Hypnothérapeute

Comments


bottom of page